THOMAS DEVAUX

ATTRITION I

attrition

La chambre Bleue

attrition

La robe rouge 1

ATTRITION

1. (Physique) Action de deux corps durs qui s’usent par un frottement mutuel.

2. (Théologie) Regret d’avoir offensé Dieu, causé par la crainte des peines du purgatoire ou de l’enfer.

3. (Militaire) Lors d’une guerre, une stratégie d’attrition est une stratégie dans laquelle l’objectif est d’user les forces combattantes et les réserves ennemies, plutôt que la progression en terrain ennemi ou la destruction/occupation d’objectifs ennemis.

4. (Médecine) L’attrition désigne une perte de substance organique au niveau des viscères par broiement, écrasement, frottement ou usures diverses. L’attrition désigne également les écorchures causées par des frottements violents.

 

Des séries Attrition — dont le titre signifie une perte de substance par usure et frottement — aux plus récents Reliquaires, Thomas Devaux compose ses représentations sur les ruines de matières premières. Puisant sa matière, visuelle ou organique, dans les vernissages, il réinvestit les codes de ce théâtre social, à la visibilité contrôlée, dans une imagerie qui emprunte ses traits à l’art religieux. Résolument athée, l’œuvre de Thomas Devaux aborde toutefois cette iconographie comme un répertoire de formes désormais « vestigiales », pour reprendre le terme de Jean-Luc Nancy, ultimes survivances d’un monde qui fait le deuil de sa transcendance.

Dans Attrition, les jeunes filles, véritables monstres d’élégance, sont figées dans une sorte d’attente, affichant une présence moins mélancolique qu’indifférente, par laquelle s’accomplit leur pleine déréalisation. L’effacement des contours, l’évanescence des chevelures et la dissolution des textures produisent en effet un rendu spectral, tandis que l’ajout de membres fantômes ou d’éléments dissonants achèvent de jeter un trouble dans leur représentation. L’apparente inconsistance de leurs corps diaphanes produisent alors des identités incertaines pour des corps survivants, par lesquelles Thomas Devaux confronte le sacré au trivial. Si ses compositions respectent dans une certaine mesure les conventions de la représentation religieuse (le sfumato, l’aura), elles sont surtout l’occasion d’une réinterprétation sensualiste des symboles chrétiens. La féminisation appuyée du Christ, les stigmates portés par des madones, une vierge blanche la main posée lascivement sur sa cuisse inscrivent ces archétypes dans la chair et leur confèrent une tension indéniablement sexuelle, appuyant par ailleurs la confusion du fantôme et du fantasme.

Florian Gaité, février 2016, Critique d’art et chercheur à l’institut ACTE (Sorbonne-CNRS)

REF. #1234

La Main Tendue

140x110 cm // 100x80 cm Edition of 9

REF. #1234

La Fenêtre

140x100 cm // 100x70 cm Edition of 9

REF. #1234

La Robe Rouge 4

140x120 cm // 120x100 cm // 100x85 cm Edition of 9 (sold out)

REF. #1234

La Robe Rouge 5

140x140 cm // 120x120 cm // 100x100 cm Edition of 9 (sold out)

REF. #1234

Le Regard et La Bouche

100x100 cm // 80x80 cm // 60x60 cm Edition of 9

REF. #1234

Yulia

100x70 cm // 80x55 cm Edition of 9

REF. #1234

La Culotte

100x100 cm // 80x80 cm // 60x60 cm Edition of 9

REF. #1234

La femme aux fleurs

100 cm // 80 cm // 60 cm Edition of 9

La Robe Rouge 8

Pigment Print on Fine Art Paper 140x140 cm - Edition of 3 120x120 cm - Edition of 3 100x100 cm - Edition of 3
https://www.youtube.com/watch?v=o0JWNg2omIc

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