LUIS POLET

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE

Luis Pôlet, work cycle 2019-2020.

Les peintures sont habitées du devenir et de la disparition d’une femme dans un monde en constante modulation. Sa présence prend la forme d’une figuration qui se cherche un visage. Lilith apprivoisant un paradis perdu.

Les encres organisent les couleurs, la transparence et la profondeur. Tandis que l’œil est guidé par les traits contrastés tantôt constitués d’abondance dessinés tantôt de gestes brusques. Ensemble ils agencent les chemins complexes du regard. D’une vue d’ensemble on sent une présence insondable sinuant entre les vides et les pleins, courant d’air entre deux roches. En s’approchant, les fragments, les structures et les volutes gravés dans la toile dilatent la pupille et la dévorent

Le thème du couronnement de la Vierge, son histoire et son importance en occident, m’accompagne et m’aide à constituer (désapprendre) mes réflexions. J’y vois un outils de questionnement sur la femme et le devenir femme dans notre société contemporaine, essentiel et déterminant pour l’avenir de l’humanité.

L’Agencement et le territoire,
Inks & Acrylic on canvas, 200×180cm

LUIS POLET

Né à Bruxelles en 1985.

Après ses études à l’ESA le 75 et de nombreux voyages il s’installe dans sa ville natale pour y approfondir sa peinture. Curieux, Luis Pôlet, recherche constamment les synergies entre les différentes formes d’expression. Nourrissant sa peinture de nombreuses collaborations il s’exerce au street art, à la danse et à la performance. Après de multiples expositions du Moyen-Orient à la Chine et à travers l’Europe, la convergence de l’art occidental et oriental se présente comme évidente dans sa peinture : le geste précis et contemplatif de l’écriture et de l’encre combiné à sa fascination des maîtres de la Renaissance.

Ses peintures récentes questionnent l’histoire de l’art et notre manière de l’appréhender. Pôlet revisite les peintures de Rubens et de Michel-Ange par le prisme d’une perception contemporaine.

Il développe une maîtrise personnelle des encres et des acryliques les combinant entres elles pour faire transparaître la lumière et la couleur tout en offrant une profondeur enivrante.

C’est par l’enchevêtrement d’une écriture compulsive qu’il dessine l’organicité du tableau ouvrant et questionnant le regardeur sur l’émancipation de sa puissance visuelle.

Il travaille et alterne sa technique personnelle sur deux types de support : la toile de coton et le panneau à la flamande, l’un offrant la souplesse du tissu l’autre la rigidité du bois.

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