En guise de prélude à sa programmation, la Macadam Gallery vous offre cet été une exposition collective de cinq artistes représentés en ses murs.
 
Commençons par Damien Gard, photographe franco-suisse expose sa série USA Today. Il s’agit d’un ensemble de photographies grands formats réalisées en 2009. Celles-ci interrogent l’écart entre le mythe des Etats-Unis que l’artiste s’est imaginé étant gamin et la réalité qu’il y a expérimenté lors de son voyage. Les USA ont-ils réellement dix ans d’avance? La complexité de la société américaine avec ses paradoxes transparaît subtilement dans ce travail.
 
Laurent Dierick, lui, nous offre une peinture spontanée à l’apparence enfantine mais au contenu fort. Recouvrant d’acrylique, de fusain et de crayons des affiches publicitaires et de cinéma, il repasse sur cette matière pour la triturer, la torturer et finalement la faire parler. Certaines toiles détournent des oeuvres célèbres de l’histoire de l’art comme La Joconde ou Art History de Jean-Michel Basquiat. D’autres, abordent des thèmes humains et de société nous enmènenant loin dans l’interprétation personnelle.
 
Call me Frank a créé une technique de superposition d’encre, acrylique sur et sous Plexiglas. Ses oeuvres deviennent de réels objet-tableaux évoluant dans l'espace de manière vaporeuse. L'artiste aborde des sujets issus du quotidien, de ses propres peurs et interrogations mais également des sujets divergents et polémiques. Par l'épuration de l'image, l'interprétation est unanime et assumée. La femme, objet de consommation, l'Eglise et l'homme en mal d'être sont déclinés de façon personnelle.
 
Jean Pierre De Neef est un photographe maniant la technique du montage parfaitement. Il réalise des panoramas grands formats de villes célèbres telle que de New York. Le spectateur se plonge physiquement dans ses images pour nager parmis les nombreux details. L’effet se profile à la manière chambre technique.
 
Enfin, nous exposons aussi l’oeuvre de Thomas Devaux, artiste invité. Monumentale, cette photographie au tirage mat offre une vue onirique et presque immatérielle de plusieurs icônes féminines. Le jeu des matières est sensible et rappelle la maîtrise technique des primitifs flamands.
 
Dans le “basement” la lumière se fait sombre et les oeuvres osées.  Le travail de Call Me Frank et de Damien Gard version “plus de 18 ans” sont appréciables dans une ambiance néon et confinée.
 
Les travaux de la place sont enfin terminés! L’espace se finalise, nous inaugurerons le sous-sol fin de la semaine prochaine et vous attendons nombreux pour venir apprécier le travail des artistes de Macadam Galery.