LAURENT DIERICK

THE UNKNOWNS


Siamese Skin - Diptych - 200x300cm


Cette série d'oeuvres est réalisée au départ d'affiches de cinéma, publicitaires, posters musicaux,etc. Ces dernières sont « vitriolées » et marouflées sur toile pour ensuite être recouvertes de peintures et autres corps étrangers (huiles, pastels gras, crayons,...). Détournées de leur fonction première, les affiches trouvent une nouvelle vie et un nouveau sens grâce à l'intervention de l'artiste.
 
 

FAMILIAR FACES

Série d’œuvres réalisées sur du papier artisanal de dimensions 50 x 70cm.
Techniques mixtes (huiles, pastels gras, crayons,...)

NEW WORKS



Group Show 2017 - Macadam Gallery


Group Show 2017 - Macadam Gallery


Group Show 2017 - Macadam Gallery

MOUTH

Série d’œuvres réalisées sur du papier artisanal de dimensions 50 x 70cm.
Techniques mixtes (huiles, pastels gras, crayons,...)
Plus d'infos dans l'onglet BIOGRAPHY.
 

THROUGH THE LOOKING-GLASS



SERVE CHILLED
2014
Technique mixte
150x120 cm
available at the gallery





« THROUGH THE LOOKING-GLASS »
 
LAURENT DIERICK
œuvres 2014
 
 
Cette nouvelle série d’œuvres nous emmène dans les méandres d'un pan de l'histoire de la peinture. S'inspirant librement, tantôt partiellement tantôt totalement, d’œuvres peintes ou gravées de maîtres anciens du 15ème au 18ème siècle, l'artiste nous livre une vision personnelle, remodelant et empruntant les formes, détournant les symboles et les intentions. Il manipule les grands thèmes récurrents de l'histoire picturale en les adoptant singulièrement à notre monde contemporain afin d'y sonder quelques réponses et surtout de poser des questions. C'est une plongée inconsciente dans des images nous rappelant vaguement certains souvenirs, ou parfois livrant leurs secrets instantanément sans équivoque.

Tout ceci est comme une réponse miroir à l'histoire de la peinture, une ballade champêtre où tout à coup l'on tombe sur un chemin détourné à l'orée d'un orage.
Les protagonistes que l'on croise dans ces œuvres semblent obéir à des règles invisibles sans but précis.
Ils sont le plus souvent affublés de masques, comme s'ils jouaient un rôle dans une scène qui aurait déjà été jouée des centaines de fois. Ils interprètent des rôles de marionnettes dans une pièce dont ils ne connaissent pas le texte ni le contexte... y en a t' il un d'ailleurs ? Malgré tout, et sans avoir à y répondre, ils sont loin d'être impassibles. Ils semblent nous révéler des événements, des faits, crever des silences en poussant leurs cris intimes, en tentant désespérément de sortir du cadre pour venir jusqu'à nous afin qu'on les libère de leur sort inéluctable.
On y voit ici simplement une façon de rendre hommage et de chercher la continuité entre le monde moderne et le passé.
 
Techniquement, les toiles présentées sont en continuité directe avec les œuvres de l'exposition précédente « ANONYMOUS FAME », mais on y trouve aussi des variantes.
Les œuvres sont toujours marouflées d'affiches diverses, mais ici elles sont plus éparses et parfois elles tendent à disparaître, laissant place parfois à des transferts d'images. Picturalement, l'huile en épaisseur domine toujours les œuvres avec un mélange de techniques mixtes allant du crayon, aux pastels gras en passant par des grattages et collages de matières diverses. Les toiles sont toujours recouvertes d'inscriptions et de phrases éparses en répétitions, comme sur le tableau noir de l'écolier puni. Ces mots lapidaires et ces phrases nous donne une seconde lecture de l’œuvre présentée, comme des clefs que l'on peut utiliser pour aller plus loin dans le cheminement intérieur du créateur.
 
Une liste non exhaustive des influences les plus marquantes : Titien, Rembrandt, Delacroix, Ruini, Brueghel, Van Dyck, Goya,... On remarquera aussi également d'autres clin d’œil à des artistes plus contemporains.

FIRE EXHIBITION


Vue exhibition "FIRE"
Laurent Dierick / solo show
Macadam Gallery
2015





THE BLACK CHURCH
SERIE : THE BLACK STARS
Techniques mixtes sur toile
150x120 cm
2015




HOW TO CAPTURE A GHOST
Techniques mixtes sur toile
170x160 cm
2015






JEFFREY
SERIE : THE SONS OF VINCENT
Techniques mixtes sur toile
150x120 cm
2015




 

VIDEO



Performance Laurent Dierick à la Macadam Gallery

Biography


Self-portrait as a wolf
2014

OUVRE LA BOUCHE, JE TE DIRAI QUI TU ES...
 
Né à ETTERBEEK (Bruxelles - Belgique) en 1978, alors même qu'il n'a aucune prédisposition claire pour la peinture et qu'il traîne les pieds lors de visites muséales écolières en se faisant fustiger par des guides vieillissants de la Venise du Nord un peu trop extrémistes à son goût, Laurent Dierick suit son instinct  capricieux d' autodidacte. A 16 ans il se tourne étrangement vers la peinture à l'huile, après avoir été attiré par l'aspect charnel d'une toile quelconque accrochée à un mur banal.
Après un apprentissage long et solitaire dans sa chambre minuscule d'adolescent baignant dans des effluves volatiles douteuses et créant des ersatz du même acabit, il décide en 2003 de troquer l'huile pour l'acrylique et poursuit sa quête de matières. Cette technique lui permet d'explorer de nouvelles voies : collages, sable, plâtre, colles, résines, vernis... qu'il superpose en couches successives pour délivrer des œuvres symboliques entre abstraction et figuration.
Ces toiles côtoyant la décrépitude excessive des matériaux lui ouvre un thème qui s'impose sans effort à ses yeux de manière quasi psychanalytique : la catastrophe de Pripiat d'avril 1986 (TCHERNOBYL).
Affublé d'un masque et travaillant dans les sous-terrains de la bâtisse qui lui sert de toit, il recrée sans peine un univers proche d'un sarcophage anti-nucléaire.
Ses influences sont multiples et visibles et ressortent en noms américain, espagnol & allemand : RAUSCHENBERG, TAPIES et surtout KIEFER. L'écriture est déjà omniprésente dans ses œuvres sous forme de phrases bien visibles (parfois taguées, parfois grattées mais toujours lisibles) comme des avertissements lointains ; le sens de ces phrases lapidaires, entre adages populaires et graffitis dérisoires, est autant dans la réflexion profonde que dans l’humour décalé, autant dans le dialogue entre texte et couleur que dans celui entre plan et relief (Claude Stas).
 
 Après 8 ans de douloureux travaux aux accents monochromatiques, l'enfant de Tchernobyl laisse un temps retomber les masques. Il  invite alors la poussière à recouvrir un petit peu son atelier, et pose ses valises d'influences comme l'aurait fait tout bon samaritain.
Il pose donc concrètement ses valises dans une autre bâtisse, qu'il va tenter d'exploiter non plus dans ses soubassements, mais dans les étages, à la lumière du jour.
Mais cette lumière est trop aveuglante et il décide après mûre réflexion et inspection des étages inférieurs, d'investir cet endroit qu'il connaît si bien : le sous-sol.
Comme tout nouvel environnement influence la moindre parcelle de création dans la tête du créateur, le travail se redirige de manière automatique, comme un rêve éveillé.
 
 Justement, ces nouveaux travaux datant de mai 2012 laissent une place imposante à l'écriture spontanée, aux rêves et aux essences psychanalytiques.
Ce travail pictural récent diffuse une sensation directe, emprunte de poésie enfantine. Nous sommes en présence d'un monde presque perdu, probablement à la frontière où l'adulte se perd et qui désespérément cherche à retrouver une infime trace d'enfance enfouie au plus profond d'une immensité secrète.
Parmi la série de portraits des FAMILIAR FACES, on ressent quelque chose d'instantané, de brut. Avec beaucoup de légèreté et d'humour, malgré tout, des œuvres sombres se dégagent. Les couleurs sont vives, mais pourtant on ressent une indicible peur, une angoisse en filigrane. Le côté cauchemardesque de certains visages nous renvoient à des univers proche des visions hantées de DAVID LYNCH, lui-même d'ailleurs hanté par les peintures de FRANCIS BACON (1909-1992). A bien y regarder certains de ces visages nous laissent insidieusement entrevoir l'interprétation du portrait du Pape Innocent X de Bacon.
C'est comme si ces portraits que nous ne connaissons pas nous étaient pourtant tous familier, presque proche. Comme si ils nous parlaient intimement, nous renvoyant à quelque chose de connu en nous-même.
Composés pour l'essentiel de traces et de traits colorés aux accents écoliers, ces visages dégagent une poésie picturale simple, ils nous révèlent un univers proche de certaines toiles de l'artiste américain CY TWOMBLY (1928-2011), sans prétentions nouvelles ils insistent sur une réalité universelle :
la beauté du geste unique.
Ce geste qui gribouille, triture, gratte, assemble et essaye de délivrer son essence en un seul mouvement rapide de la main, c'est celui du peintre. Cet être, qui dans son travail ne veut qu'une seule chose, produire de l'intensité avec presque rien : montrer l'indicible dans le noir sans allumer une seule lumière.
 
A côté de tout ceci se profile également une autre production toute aussi directe et dans la même lignée. Sous le nom de THE UNKNOWNS, Laurent Dierick nous révèle un travail sur des affiches et des posters recyclés, des pages de magazines et affiches publicitaires qu'il s'amuse à recouvrir, mutiler, vitrioler, pour en faire naître de nouveaux êtres. On y ressent forcément derrière les couches une idée de collage et de puzzle, et dans les écritures et les visages une filiation étroite à JEAN-MICHEL BASQUIAT (1960-1988). Cette série laisse la part belle à la scarification du monde des médias/entertainment et du « STAR SYSTEM » et plus particulièrement de l'industrie musicale qui pour lui est clairement devenue une institution cléricale avec ses propres codes, sa propre monnaie, ses saints et martyrs ainsi que son propre État de droit illégitime. AMEN.