DAVID MESGUICH

Sculptures



The Fold
Available at the gallery

 

Depuis 2001, a travers une pratique intensive de leurs plis, David Mesguich interroge nos environnements urbains et leur évolution immuable.
 
De façon quasi obsessionnelle il parcourt les villes et élabore une cartographie atypique de celles-ci en focalisant son intérêt pour tout ce qui dans ces espaces de passage sépare, entrave et cloisonne, répertoriant systématiquement les composantes d’une esthétique du contrôle omniprésente.
 
Pendant 10 ans c’est par l’exercice addictif du graffiti qu’il a exploré le sujet, aujourd’hui, c’est par le dessin qu’il en témoigne et par des installations in situ qu’il se réapproprie à nouveau certaines parcelles de ces territoires aseptisés.


 

pressure 1.0


Pressure 1.2
acide polylactique, époxy
Ed of 8+4 AP
Available at the gallery





PRESSURE 1.0
 
A public space project by David Mesguich
 
ABOUT
 
The story of "pressure" - it's the story of people who are on the fence, inbetween worlds, those who are both on the inside and on the outside.
 
My inspiration came from two sources: a family history that steeped me in a violent, carceral universe during my youth; and 10 years of trespassing with graffiti.
 
"Pressure" is a non-profit project, it was not made to be sold.
As with my previous public space sculpture, "LUZ 1.0", it was created as a donation to the city.
 
 
THE ACTION
 
After being exhibited a week in "la friche belle de Mai" with the support of Backside Gallery, it was time to take the sculpture to the streets to see what would happen.
 
The place chosen was the main elevated freeway known to be the entrance of Marseille, a non-place where the sculpture could look in the direction of Africa and face the whole city at the same time.
 
Because of the unauthorized aspect, the installation was done in a 5 minute action to minimize risk of being arrested for trespassing & illegal dumping, “a backjump” as we call it.
 
The next day the team returned to see what had happened and it was great to see that “Pressure” had not been moved. The sculpture stayed there 2 weeks without any trouble. One night there was a bad storm in Marseille and the sculpture fell to the ground and was seriously damaged.
 
We thought the installation was finished, but when we came back the next day, we were surprised to see that some unknown hero had made it stand up again! The storm lasted a week, everyday a new part of it was broken until nothing remained.
 


Photo credits: Tito.
 

Exhibitions

SOLO EXHIBITIONS
  • 2015   Pop-up Gallery, Amiens
  • 2013   "Pressure" Backside Gallery + La friche Belle de Mai, Marseille
  • 2012   "Closed Circuit", Datta Gallery + Carhartt Lyon
  • 2010   Galerie Raymond Banas / MCL, "Human merchandise, Metz
  • 2010   RX Gallery, "Border line", Paris
  • 2009   Maison des Arts de Malakoff, "Mesguich", Paris
  • 2009   RX Gallery, "Absences", Paris
  • 2008   Hotel Sofitel, "Arty Vitrines”, Lyon
  • 2006   Chappe Gallery, "user", Paris
  • 2006   “Nuit Blanche”, Amiens
  • 2006   “festival “Anomalies”, Amiens
  • 2006   RX gallery, Paris

COLLECTIVE EXHIBITIONS

  • 2015     "Le 9ème Element", Macadam Gallery, Bruxelles
  • 2015     "Dédale", espace culturel François Mitterrand, Périgueux
  • 2014     "La Bellone fait le mur, trésor caché", La Bellone, Bruxelles
  • 2014     "Nouvelle peinture narrative, le réel transfiguré, Twentytwo Gallery, Lyon
  • 2014     "Boom!", La lune en parachute, Epinal
  • 2013      Datta Gallery, Lyon
  • 2012     "Nuit Blanche", Clichy, Paris
  • 2011      "Faire le mur", le lieu unique en partenariat avec le Mucem, Nantes
  • 2011      "Drawing now", Carroussel du Louvre, Paris
  • 2010     RX Gallery, "New Era", Paris
  • 2010     "Art Paris", Grand Palais, Paris
  • 2010     "Salon du Dessin Contemporain”, Carroussel du Louvre, Paris
  • 2009    "Salon du Dessin Contemporain”, Carreau du Temple, Paris
  • 2008    Moretti & Moretti Gallery, "Lay down the reality", Paris
  • 2008    "Salon du dessin Contemporain", Paris
  • 2007    RX Gallery, "Winter", Paris
  • 2007    Yaya Gallery,  Martigues
  • 2005    RX Gallery, "Quintessence", Paris
  • 2005    Space Junk Gallery, "A collective show on board", Grenoble
  • 2005    "Young creation Mulhouse 005", winner of the gallery prize, Mulhouse
  • 2005    Esca Gallery, "Is-sud / sud-ouest", Nîmes
  • 2004    "En securité", Marseille
  • 2003    "Meeting of Styles", New-York

WORKSHOPS / RESIDENCIES / CURATORIAL

  • 2014    Installation selected for "Art Bus" project, Epinal
  • 2013    "La  friche Belle de Mai", residency, Marseille
  • 2014     Workshop direction, Maison d'arrêt des Baumettes Marseille
  • 2012    "Maison du peuple", residency, Clichy la Garenne, Paris
  • 2012    Curatorial for "Nuit Blanche", Clichy, Paris
  • 2012    Workshop direction, Maison d'arrêt de Fresnes & MAC/VAL Vitry
  • 2011     "Le Génerateur ", residency, Ivry sur Seine
  • 2005   "Mission Repérage workshop", Lieux Publics & Ecole d'Architecture de Luminy
  • 2005   "Münzstrasse 10 residency" L'âge d'or, Berlin

CATALOGS

  • 2011     "Mesguich", Calu éditions, text by Didier Chamizo
  • 2010    "Human merchandise", edited by MCL Metz, text by Alain Declercq
  • 2005   "Mulhouse 005", Text by Jean Cristofol
  • 2004   "Papiers Libre" Esca Gallery, Nîmes

Biography

  
                                  


Mesguich ne dira rien.
 
Des histoires de gangsters et de pétarades, David Mesguich en connaît plein, mais il a décidé de se taire. Alors dans son travail il n'y a rien à voir, on a tout raté. Arrivés trop tôt ou trop tard. Il y a des hangars, des coins pourris, des grilles et des arrières boutiques où on se raconte des histoires, mais ce potentiel narratif il faut qu'on se le construise tout seul... Les espaces sont désertés, pas un homme, pas une femme, pas une balle, pas une piste. Et David ne dit rien, comme un serment à l'ancienne, une règle d'or. J'suis pas une balance.
Heureusement, on peut se contenter de regarder et d'apprécier. Même si on cherche des indices, on se fait avoir par la qualité des dessins, plein de virtuosité. Mais pas prétentieux, David est un type discret.  Discret, marcheur et curieux, c'est une bonne base pour faire un enquêteur. Comme David n'était pas destiné à une carrière militaire, il enquête à son propre compte. Crayon et carnet, comme un voyageur. Des histoires il en voit, à New York, à Paris, à Jerusalem, en marchant et en notant. Nous en livrant quelques fragments, quelques pièces éparses et ambiguës. À nous de nous démerder.
Il y a quelques années, il m'en a raconté une, incroyable, avec détails et preuves, avec précision, un truc à vous glacer le sang et à vous faire chialer d'empathie. Je raconterais bien, mais j'suis pas une balance.
 
Alain Declercq
 
 David Mesguich, territoires non occupés
 
Jeune artiste que l'on vous recommande de suivre de près. David Mesguich a choisi l’aquarelle  (entre autres) comme le medium le plus a même de representer sa vision du monde. Apres une series d’aquareles peintes en noir présentées en 2008. qui auraient pu être l’illustration parfaite de la theorie de la dérive de Guy Debord ( se perdre dans la ville pour mieux se retrouver ) David Mesguich revient, pour sa troisieme exposition personnelle a la galerie RX, avec plusieurs œuvres issues dun séjour en territoire israeilien en aout dernier Se déployant sur des grands formats, dans des compositions serrées, ses aquarelles temoignent du sentiment d’oppression et de surveillance permanente qu'il a ressenti au Moyen-Orient.
Nulle figure humaine. nulle empathie possible. Tout au plus des traces d’activité humaine, et surtout des signes et symboles : panneaux, grillages cameras et barbelés renvoyant a la notion de contrôle Une presence humaine qui se défini precisement par son absence. la réside la force de cet artiste humaniste.
 
Laurent Benoist
 
L'humain est une marchandise
 
C'est sous ce titre provocateur « Human marchandise » que le jeune artiste Parisien David
Mesguich propose à la Galerie Raymond Banas de la MCL Saint-Marcel de Metz. sa vingtaine d'aquareIles et d'acryliques. Le métro. le R.E.R.. un parking de supermarché, des escalators... Un travail en noir et blanc très graphique, quasi architectural avec ses perspectives cassées et entièrement dédié à l'espace urbain vu comme un espace contrôlé par des grillages, des caméras de surveillance et de la publicité. « je déambule et des qu'un obstacle se présente je réalise une prise de vue ››. explique-t-il. De ses photos naissent des toiles et avec elles une très grande liberté d'expression.
 
Ancien graffeur tendance vandale, David Mesguich aurait pu prendre une route facile et transposer directement sa pratique du graffiti sur une toile mais il n’est pas du genre à prendre les routes toutes tracées. Il a donc mis de côté la peinture et donne forme à ses idées : de grandes sculptures aux lignes acérés, créées à partir de papier et de plastique.
Si David Mesguich n’aime pas les routes, il n’aime pas non plus les murs. Son travail questionne la notion de liberté et cherche à dessiner les contours de tous ces murs qui nous entravent. Ses sculptures nous parlent de liberté de circulation, de ces peuples obligés de sauter par dessus des grillages pour fuir la misère ou la guerre.
Outre ses sculptures, David Mesguich dévoile sur son site une série d’aquarelles, qui s’appelle « Absences », et dont le mode opératoire est assez simple : il part marcher, sans but, et dès qu’un obstacle barre sa route, l’obligeant à rebrousser chemin, il prend une photo puis reproduit à l’aquarelle cette photo.
Toujours dans son exploration des contraintes, il s’intéresse au monde carcéral et il mène actuellement un projet artistique à la prison des Baumettes de Marseille.
 
Florian Bogashi

Press