OBETRE

THE SCHIEVEN GRAFFITEKT

 



(sold)

THE SCHIEVEN GRAFFITEKT
Obêtre / Solo Show
2016










 


 

GRAFFITECTURE

    
Le 9ème Elément, Macadam Gallery



Sans titre 1, éléments de bois, caisse américaine

 
 

Sans titre 2, éléments de bois, caisse américaine


Le travail d’Obêtre ici présenté s’inscrit dans son travail sur les Graffitectures.
Ainsi nommées, «les graffitectures sont à l’architecture ce que les graffiti sont à la peinture en

batîment : un questionnement existentialiste plastique».

Carré, rectangle, cercle, courbe, lignes droites...développés sur des bases cubistes et futuristes. Ces structures s’apparentent au constructivisme russe d’avant la révolution de 1917. Ces formes créées ne proviennent pas d’une composition classique ordonnée, mais d’une géométrie instable et conflictuelle sans axe de hiérarchie.

Mais il serait aujourd’hui, plus juste de définir ces structures comme déconstructivistes. En effet elles ne supportent aucun système philosophique achevée, mais des espaces qui s’ouvrent aux réflexions et aux transformations. Des opportunités de construire des espaces « autres ». Par ce procédé de décomposition, s’expriment ainsi les contradictions, les dilemmes ou les conflits de la ville, reflets de la société et de la culture actuelle.

Ces situations complexes sont exposées à travers une recherche formelle expressive. Les formes sont pensées de façon à révéler et non dissimuler, elles ont la capacité de déranger la façon habituelle de percevoir les configurations spatiales.

« La déconstruction est inventive ou elle n’est pas (...) sa démarche engage une affirmation. Elle veut inventer l’impossible, réinventer l’invention même, une autre, inventer ce qui ne paraissait pas pos- sible. (...) Donner lieu à l’autre, laisser venir l’autre. Je dis bien laisser venir, car si l’autre c’est ce qui ne s’invente pas, l’initiative ou l’inventivité déconstructive ne peuvent que consister à ouvrir, déclôtu- rer, déstabiliser des structures de forclusion pour laisser le passage à l’autre »

J. Derrida dans 52 aphorismes pour un avant propos.

Les 2 sculptures d’Obêtre traversent ainsi les genres. Elles auraient pu se nommer «2x0132» mais l’artiste a préféré «Dé-nuées descendant l’escalier», clin d’oeil à l’oeuvre de Marcel Duchamps pré-dadaïste.



 
            

Exhibitions

2016.
-The Shieven Graffitekt, Macadam Gallery, Bruxelles.

2015.
-Wiels-Brass, Pallissade, Bruxelles.
- Macadam gallery, Sculptures. Bruxelles.

2014.
- La Vallée, VAO : séquence, Bruxelles.
- Centre Culturel Jacques Franck, Graffitectures, Bruxelles.
- Macadam gallery. Black and White. “Skiagraphie : photograffiti “. Bruxelles. - Cinéma Aventure. “Echelle Humaine“, Performance. Bruxelles.
- Théatre Nationnal. “Into the wall / After the Wall“. Bruxelles.
- La Fonderie. “Torii“. Bruxelles.

2013.
- BAM. “Corps Commun, Collectifs d’artistes, 2 générations1968-2013 “. Mons. - ISELP. Concours Hors d’œuvre. “Graffictecture “. Bruxelles.
- La Bellone. Fait le mur. “En fuite : des graffiectures“. Bruxelles.
- BOZAR. Truc Troc. Performance. “Vandalismus “. Bruxelles.
- Het Entrepot. “ 5 months, 12 days, 7 hours“. Brugge.

2012.
- Beirut Art Center. “Babel “. Beyrouth.
- Bibliothèque Royale de Belgique. “Pixa-Sao, les écritures saintes “. Bruxelles.
- Centre de la gravure et de l’image imprimée. Vues sur mur . “Persistance rétinienne“, La Louvière. - Kosmopolit art tour. “Néo-préhistorisme. Peinture Murale“.Louvain la neuve.
- Traffic Art Gallery. “Touche du bois “. Bruxelles.

2011.
- MUBE. Sao Paulo. Brésil.
- Muséum of design of Hollon. “Invasion Barbare “. Tel Aviv, Israel.
- Musée d’ixelles. Explosition, l’art du graffiti à Bruxelles. “Legalize Graffiti “ Bruxelles.

2010.
- Tengei theater, Juniningen performance. «Ima et Anatatachi» . Osaka, Japon.
- Ogimi no Gakko. Performance et Work shop «Knight light». Okinawa. Japon. - Théâtre National, Festival des libertés. “Automatism “.Bruxelles.
- Centre Lézarts urbains. “Automatism “. Bruxelles
- Espace Cosmopolis. «Question tag». Nantes, France...


Biography

Belge d’origine, Obêtre, prénommé à l’époque Obes, découvre le graffiti au milieu des années 90. Progressivement il intègre le collage, le pochoir ou les autocollants dans sa pratique. Parallèlement à une réflexion sur l’œuvre, se développe l’importance de l’emplacement de celle-ci : Obêtre évolue vers l’art contextuel.

En 2002, il écrit son nom, Obes, sur les murs de la ville dans la tradition du graffiti mais en modifiant les matériaux. Les quatre lettres se déclinent sous forme de bas-reliefs en morceaux de bois cloués sommairement, de carreaux céramique, de feuilles de journaux, d’affiche publicitaire aux contours repeint pour les transformer en signature géante, ou encore en flammes éphémères puis en leur résidu calciné.

Parallèlement à sa pratique du graffiti, il suit une formation à La Cambre, qui enrichit sa pratique de questionnements nouveaux. Il participe à la création du collectif Transgressif aux côtés de sept autres graffeurs et artistes. Pour eux, il s’agit de transgresser les règles du graff ; les interdits sautent, les techniques sont illimitées, la forme se libère. Peu à peu, l’interrogation du graffiti et de ses normes se complète d’un engagement citoyen. Obêtre achève à Bruxelles des études de sociologie et unit ces deux approches.

Obêtre se voit avant tout comme un artiste urbain, c’est à dire, citoyen. Dans le quartier du midi a pris place la première « graffitecture » d’Obêtre, une cabane faite de matériaux de récupération et placée dans un chancre. Plusieurs autres graffitectures sont réalisées ensuite, toutes liées à un lieu particulier avec lequel elles entrent en résonance. La force d’Obêtre réside dans sa capacité à accorder de l’importance à l’« autre ».
Aujourd’hui le travail d’Obêtre et sa réflexion sur celui-ci ne cesse d’évoluer sous différentes formes.
 
Adrien Grimeau, Dehors, 2011



Education :

2005-2006 - Master en Sociologie, Université Libre de Bruxelles.
                  Thèsis: « L’art contextuel : sur la construction de l’espace public ». Bruxelles.

2002-2005 - Licence Visuals Arts, ENSAV La Cambre, option Espace Urbain. Brussels.

1999-2002 - Licence communication, Université de Toulouse le Mirail, France et Université de Montréal, Canada.   

 

Press

JUIN 2016


Le Vif / Focus - Juin 2016
Texte: Michel Verlinden




AVRIL 2016



Magazine Imagine n° 114 - mars avril 2016


JANUARY 2015