BRUNO FONTANA

TYPOLOGIES

                                

Les Typologies de Bruno Fontana


Une mosaïque de portes de garages. De façades de maisons individuelles. De caravanes dans leur jardinet. Salles de classe, remorques de chantiers, remonte-pentes, cabines de plage. Tout un inventaire d'architectures modestes et standardisées. La typologie est au coeur de la recherche photographique de Bruno Fontana. Une typologie soigneusement élaborée, à travers un protocole de prise de vues précis, fruit d'une réflexion rigoureuse et engagée.


Le photographe arpente le territoire, repère des formes récurrentes, les dégage de l'invisibilité dans laquelle les plonge notre accoutumance à des modes de vie standardisés. Entomologiste du quotidien, il examine en détails nos cadres de vie, collecte et rassemble des formes/images épinglées et présentées en planches.


Effet hypnotique de ces formes déclinées, dessinant un monde si homogène en apparence. La réalité semble bégayer, se répéter à l'infini. Et pourtant... Pour l'observateur attentif, de subtiles variations apparaissent. Ici, la moitié d'une façade en copropriété a été ravalée, laissant une nette ligne de démarcation. Là, c'est la couleur d'un volet qui est le seul élément personnalisé des habitations de ce complexe pavillonnaire. A travers l'uniformité flagrante de notre environnement, ce sont ces petites touches personnelles que traque le photographe. Petites touches qui sont les marques par lesquelles nous nous approprions notre cadre de vie. C'est à travers elles que l'humain se manifeste dans ces images.


Car ce n'est pas seulement l'architecture que vise Bruno Fontana. Mais aussi, l'Histoire. Celle qui avance inexorablement, balaie le passé ou le repeint aux couleurs acceptables du présent. Alors, la démarche du photographe devient patrimoniale : garder la mémoire de ces formes du quotidien que nous côtoyons sans les voir. Parce qu'elles contribuent à nous façonner, autant que les constructions ostentatoires.

Mais l'entomologiste a un plus grand dessein : celui de représenter la vie . Montrer comment les plus modestes formes de vie portent la vie toute entière. On pourrait alors considérer chaque photographie comme la particule élémentaire d'un corps qui se révèlerait lors de l'assemblage en polyptyque. Chaque caravane, chaque façade, chaque cabine, comme l'élément premier d'un monde cellulaire.

Alors, contre toute attente, on découvre que le vivant est la totalité du sujet de ces photographies. La solide tradition documentaire dans laquelle elles s'inscrivent n'est qu'un prétexte à vagabonder dans les marges, emprunter des chemins de campagne, parcourir la périphérie, pour scruter le monde en détails. C'est alors que se dévoile l'esprit de l'entomologiste et de manière plus large, de l'humaniste savant du XIXème:  la démarche scientifique ne saurait s'envisager sans un regard poétique sur le monde.

Bruno Dubreuil








SERIE NOIRE


Le terme "Série noire" évoque une suite de problèmes ou de malheurs. Mais il fait aussi référence à la
littérature policière ou au polar.

Dans cette série photographique, nous sommes conduits au milieu d’un décors d'une affaire policière; le cadre est posé mais à peine perceptible.
L’esprit curieux sera attiré par ces images, à la recherche d’indices permettant d’échafauder le dessein de cette série. Son imagination se met en mouvement pour interpréter ces images et ainsi construire une histoire, son histoire.
En effet, s’agissant d’une interprétation personnelle, chacun d’entre nous pourra élaborer sa propre histoire qui se fonde sur des critères subjectifs.
Alors, l’enquête est en cours, l’imagination en mouvement, et se dessine en creux ce qui justement n'est pas décrit directement.

L’écriture littéraire, dans sa précision et ses descriptions permet au lecteur de s’imaginer les lieux. Cette description complétée par notre interprétation et notre imagination forme une image mentale, celle que nous créons pour nous figurer le cadre de l’histoire.
De façon inverse, la Série Noire de Bruno Fontana nous invite a rétablir le lien entre les différents décors, écrire l’histoire, mener l’enquête et d’élucider l’énigme.

Sous peine de passer inaperçue, cette série se risque à nous convier au jeu d’une lecture attentive, à cette mise en lumière nécessaire pour percer son mystère.

Bruno Fontana






Urban Wallpapers





 




 

Exhibitions

Expositions / Exibitions

2014 - SLICK ATTITUDE (ART FAIR PARIS)

2014 - Galerie La Chambre « The Colours of Architecture » (Strasbourg)

2014 - « (Re)Shaping Landscapes » , à la Galerie Rivière Faiveley Septembre 2014

2014 - « Urban WallPapers » , à la Galerie Rivière Faiveley Juin 2014

2013 - La Nuit de l'année, Rencontres d'Arles, Salin de Giraud

2013 - Les Rencontres d'Arles, 'Prix Sfr Jeunes Talents', Arles

2013 - « Urban WallPapers » , à la Gare Saint Sauveur de Lille (Lille3000)

2010 - « Vestiges à Loyers modérés » , INMYROOM Galerie (Paris)

 

 

Prix et récompenses / Prizes

2014 - Séléction ARCHIFOTO « The Colours of Architecture »

2013 - Lauréat SFR Jeunes Talents

2009 - 1er prix du concours FNAC/NICKON île de France 2009

2009 - Coup de coeur du jury du concours FNAC/NICKON France 2009

 

 

Publications et catalogues / Publications

2013 - Les Rencontres Arles Photographie, Actes sud, 2013
2013 - Shot magazine, portfolio Sfr Jeunes Talents, Arles 2013

2013 - IMAGES MAGAZINE Publication d’un article sur « Urban WallPapers » Juillet 2013

GRADHIVA (Revue du musée de quai Branly) : Publication d’un reportage sur la prison S21 au Cambodge

Biography




 


BRUNO FONTANA
 
Le travail de Bruno Fontana se construit dans le champ de la représentation des environnements urbains et paysagers.
A cheval entre ces deux éléments, il induit une réflexion sur les formes d'appropriation du territoire.
Série après série, Bruno Fontana expérimente, promène son regard sur ce qui l'entoure pour fonder ses préoccupations artistiques.
Manipulant parfois l'image jusqu'aux confins de la réalité, il donne accès à une compréhension nouvelle de la relation qui nous lie à notre environnement.
Composant des séries de structures construites en répétition, il attire notre attention sur la singularité de chaque élément.
Chaque série s'inscrit également dans une démarche mémorielle et patrimoniale.
Bruno Fontana ne s'intéresse pas à la forme humaine et pourtant, ses photos sont le reflet de notre société...

 

Press



Bruno Fontana, s’approprier le réel
By: Arnaud I. | Date 17.03.2017




http://www.expoparis.fr/magazine/bruno_Fontana_sapproprier_le_reel.html